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[J’ai lu pour vous] Enfant de Carol : une lecture chargée d’émotions

Dernière mise à jour : 23 nov. 2022

On dit souvent que toute grande œuvre agisse à la manière d’un miroir. Celui qui s’y confronte non seulement reconnaît des sensations vécues mais peut aussi voir ressurgir sa propre mémoire, son histoire personnelle. Ce sont les sensations que Joyce Veerasamy souhaite aux lecteurs de Enfant de Carol. Une œuvre haut en couleurs dans laquelle l’auteur raconte son enfance à Camp Diable, un village dans le sud de l’île Maurice. L’auteur a décrypté son nouveau roman Enfant de Carol lors d’un atelier de travail, organisé par BazEkri20, sous la supervision de Sedley Assonne.


Joyce Veerasamy

J’apprends des participants que le but même d’avoir créé BazEkri20 est de mettre en place une plateforme pour se rencontrer, discuter d’un livre, parler de son auteur et échanger sur les différentes facettes de cet art encore très peu promu à l’île Maurice. Pour les jeunes auteurs, BazEkri20 ouvre les horizons et permet de sortir de sa zone de confort. De plus, il donne l’occasion d’échanger avec d’autres et de découvrir des thématiques qui nous étaient jusqu’ici inconnues.


Un auteur atypique, authentique, affranchi


Bon revenons à notre auteur du jour, Joyce Veerasamy. Né en 1959, il n’est pas un auteur comme les autres. Il a certes un message fort à transmettre à ses lecteurs mais il s’y prend à sa manière avec ses propres méthodes. Sa volonté, c’est de raconter le village de son enfance et les douces années qui ont marqué son enfance. C’est donc en toute transparence qu’il nous décrit ses diverses expériences. Qu’il transmet avec des mots et des images propres à son style. Auteur passionnant et passionné, Joyce Veerasamy parle de son cheminement intérieur comme une source d’inspiration, d’abord pour lui-même mais aussi pour ceux en quête d’un peu de douceur dans ce monde de brutes. D’un style simple mais loin d’être simpliste, l’auteur nous permet d’explorer nos vies, nos émotions et surtout nos fragilités.


Joyce Veerasamy raconte avec des mots et un style bien à lui, son départ de Camp Diable pour la ville de Curepipe. Un départ qu'il a vécu comme un déracinement douloureux. C’est avec cette douleur que l’histoire s’est construite, avec Camp Diable en toile de fond. L’histoire romantisée pour le besoin du livre mais garde sa sincérité. Un récit personnel et intime, une incursion au plus profond de soi sur le plan émotionnel. L’œuvre de Joyce Veerasamy ne raconte pas juste une histoire mais entre en écho avec nos vies, notre histoire, nos questionnements et pourquoi pas nos contradictions, nos peurs et nos émerveillements. C’est la sincérité de l’auteur qui donne à l’œuvre sa force et sa vibration.


Pour conclure, sachez qu’aimer la lecture n’est pas inné et la détester n’est pas une fatalité. Pour prendre ou reprendre goût à la lecture, optez pour un livre où vous plongeriez dans l’histoire sans être interrompu. Exit les grands classiques de la littérature et faites plutôt place à des romans modernes avec un vocabulaire fleuri mais abordable. Choisissez une histoire à laquelle, il est facile de s’identifier. Dans ce registre, Enfant de Carol se lit facilement. Un livre feel good avec une histoire attachante dont on ressort heureux (se) d’avoir parcouru les pages. Un récit qui vous donnera le goût de la lecture.

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